Depuis la technique de la distraction, en passant par la technique de la dégradation jusqu’au maintien du public dans l’ignorance et la médiocrité, voici les méthodes de manipulation des masses utilisées par les politiciens. Vous pourrez faire vous-mêmes l’association avec ce que nous vivons au quotidien… et en tirer les conclusions qui s’imposent ! Alors, les Ivoiriens se réveilleront-il un jour ?

1/ La stratégie de la distraction est un élément primordial du contrôle social.

La méthode de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, etc. Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. (C’est ADO qui nous a donné la CAN2015 : et puis quoi encore…) « Panem et circenses » : « donnez leur du pain et des jeux ».

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions.

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine comme « le phénomène des microbes », afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. (ou encore : augmenter le coût des inscriptions à l’université pour que les parents d’élèves appellent le Président à l’aide. Sans parler des factures d’électricité).

3/ La stratégie de la dévastation.

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une certaine période. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1989 à 1995 aux Ivoiriens. Dévaluation, chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement. (Baisse des retraites et allongement de la durée du travail).

4/ La stratégie du différé est aussi une autre façon de faire accepter une décision impopulaire et de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. Le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité.  (La révision de la constitution aujourd’hui c’est pour les élections de 2020).

5/ S’’adresser aux ivoiriens comme à des bébés.

La plupart des publicités destinées au grand public ivoirien utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisant, souvent proche du débilitant, comme si l’Ivoirien était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Exemple : L’Etat travaille pour vous !  (Ou encore : les Ivoiriens sont trop gros… Les boissons sucrées seront surtaxées).

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion.

Faire appel à l’émotionnel est une technique traditionnelle pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des Ivoiriens. L’utilisation du registre émotionnel sert à implanter dans notre cœur, des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements. (La crise post-électorale a fait trop de mort. Conclusion : il faut réviser la Constitution).

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise.

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre possible, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. (La plupart des habitants ivoiriens ne savent même pas lire une facture d’électricité. Et pourtant ils ont fréquenté de grandes écoles et des universités).

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité.

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte (Voir certaines émissions de TV particulièrement populaires).

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité.

Faire croire à l’Ivoirien qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution.  (Vous êtes au chômage par manque de formation. Venez au salon de l’emploi, suivez un stage et tout ira mieux).

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes.

Les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les politiciens. Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée et autre …gie, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les Ivoiriens que les Ivoiriens eux-mêmes. (Pourquoi croyez-vous que les grands politiques utilisent et financent largement des instituts importants des sciences humaines ou des grandes sociétés de publicité ?)

7 thoughts on “10 méthodes utilisées par les politiciens pour endormir les ivoiriens

  1. De 5 points pour trouver un garçon à 10 points exposant les méthodes des politiciens, apparemment il n’y a qu’un pas…
    Très belle analyse et bon billet…

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