Journée internationale des droits des femmes : je veux m’adresser aux violeurs

Article : Journée internationale des droits des femmes : je  veux m’adresser aux violeurs
3 mars 2020

Journée internationale des droits des femmes : je veux m’adresser aux violeurs

Le 8 mars est là journée mondiale des droits des femmes. Je sais donc ce moment pour parler d’un phénomène macabre qui prend des proportions inquiétantes en Côte d’Ivoire. Beaucoup de femmes, les petites filles surtout, sont la cible des violeurs. Dans le mois de septembre 2019, les Ivoiriens ont appris avec effroi, le viol d’une fillette de 3 ans. Bouassa Ahou Océane a été violée et tuée dans son village près de Dimbokro, dans le centre de la côte d’Ivoire. Cette affaire a été très médiatisée et abondamment commentée sur les réseaux sociaux. Un unième acte de viol qui vient compléter une liste assez longue.

Entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2015, la Division des droits de l’homme (DDH) de l’ONUCI avait documenté 1.129 cas de viol commis sur 1.146 victimes réparties comme suit: 178 victimes dont 90 enfants en 2012, 462 victimes dont 296 enfants en 2013, 336 victimes dont 239 enfants en 2014 et 170 victimes dont 136 enfants en 2015. La plupart des victimes étaient des femmes et des filles .

Pourquoi ?

Pourquoi des gens qui en apparence disposent de toutes leurs facultés mentales s’adonnent-ils au viol ? L’un d’eux qui avait été appréhendé à Bouaké croit détenir la réponse. Interrogé sur cet acte qu’il pratiquait sur ses propres filles, il disait: « C’est le diable qui m’a poussé à le faire ». Quelle raison idiote ! Violer ses enfants et ensuite violer notre intelligence. On l’aura bien compris, il n’y a pas de raisons valables à un viol. Certains  vont jusqu’à faire porter la faute à la victime. Ils avancent qu’elle portait des vêtements moulants, sexy et provocants.

Revenons aux violeurs d’enfant. Qu’est-ce qui peut bien les exciter chez une fillette dont les rondeurs physiques ne sont même pas encore développées ? Même dans les endroits où les femmes se voilent, il y a des viols. Ce n’est donc pas une question de vêtements moulants ou sexy. Le problème doit donc se trouver ailleurs. Parmi les plus d’un milliard de personnes qui vivent sur cette terre, n’ont-ils pas trouver de femme assez mature pour satisfaire leur libido ? Parmi les belles ivoiriennes, n’ont-ils pas le courage de faire des avances aux adultes ? Ces violeurs préfèrent violer plutôt que charmer. C’est l’attitude des lâches et ça me révolte au plus haut point. Non messieurs, un vrai garçon ne viole pas.

Qu’est ce qu’il faut faire ?

Le viol laisse des traces sur les femmes. Dans tous les sens du terme.  

De nombreuses personnes pensent qu’il faut punir avec sévérité les violeurs. Il faut leur arracher l’arme du crime, autrement dit les gonades. Il faut enlever certaines idées de leur tête . En gros repenser l’éducation des hommes. Oui messieurs, parce qu’un vrai garçon ne viole pas.

Messieurs vous n’avez pas le droit de forcer votre femme à plus forte raison une gamine ou la femme d’un autre. Le corps d’une femme n’est pas un buffet ouvert en libre-service où on vient se servir à volonté. Faire l’amour, ce n’est pas se taper une femme à moitié endormie, utiliser son « Digba* » pour qu’elle ne puisse pas se dégager, se soulager alors qu’elle est inerte pendant l’acte. L’amour, c’est un échange, c’est du partage. C’est quelque chose de beau, d’agréable, de plaisant pour l’homme et la femme. Mais ces violeurs en font quelque chose de sale et de dégoûtant. En cette journée mondiale des droits des femmes, Il faut enseigner ça aux hommes, car le viole c’est dégueulasse.

*Digba: argot ivoirien qui signifie « force », « muscles »

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